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Bougies: quelle cire choisir ?

Les bougies sont en apparence un produit très simple. De la cire, une mèche, parfois un parfum et un contenant et voilà ! Pourtant les prix et la qualité sont souvent très variables et on a tous fait l’expérience de la bougie qui ne fonctionne pas bien ! Mèche qui ne brûle pas ou au contraire qui fume trop, bougie impossible à rallumer, pot à moitié plein et inutilisable… Et la, je ne parle pas encore de la qualité du parfum ou du prix!

J’ai fait beaucoup de recherches avant de me lancer dans la production de bougies et j’ai donc décidé d’écrire quelques articles courts pour vous aider à y voir un peu plus clair. Ce premier article traitera donc des cires.

3 sortes de cires sont principalement utilisées

LA CIRE MINERALE

C’est principalement la paraffine. Un sous produit issu des résidus de raffinage du pétrole. Donc un dérivé d’hydrocarbure qui à la combustion va embellir votre atmosphère. Intérêt principal: son coût très faible. Vous la retrouverez dans toutes les bougies bas de gamme. Ou parfois mélangée avec d’autre cires pour en améliorer la combustion. En plus de polluer, cette cire brûle extrêmement vite. A fuir!

LES CIRES ANIMALES

La plus connue, la cire d’abeille. Réservée au moyen âge aux nobles et à l’Eglise en raison de sont coût qui reste encore assez élevé. Cette cire a une odeur naturelle agréable et une bonne durabilité de combustion. S’agissant d’un produit animal, on peut s’interroger sur la pertinence de brûler une cire qui est un produit complexe dont le degré de pureté est variable. On va ainsi disperser dans l’atmosphère près de 300 composants en moyenne : hydrocarbures saturés, céroléine, myrécine, palméates, substances colorantes, pesticides en quantité aléatoires… Par ailleurs, la France est le 2ème pays importateur de cire en Europe et la provenance ou les traitements ne sont pas toujours très lisibles. On a en tête cette image de produit noble produit par le petit apiculteur du coin et cela existe, mais à l’échelle industrielle on produit également des paillettes de cire purifiée, traitée et blanchie aux bichromates, permanganates, peroxydes puis teintée et reparfumée chimiquement pour lui donner l’aspect et l’odeur typique que recherche le consommateur ! C’est en général plutôt ce genre de cires industrielles qui sont fournies par les grossistes et que l’on va retrouver dans les bougies produites par des ciriers pour des raisons purement économiques…

Viens ensuite la stéarine. On va la retrouver dans de très nombreuses bougies industrielles à bas coût mais peu de personnes savent ce qui se cache derrière ce nom. Il s’agit en fait de la version moderne du suif d’antan qui servait à faire des bougies qui fumait noir et sentait fort! La, on prend la même matière première, du gras animal de bœuf ou de porc-le résidu des abattoirs- que l’on va « purifier » et blanchir par un traitement à l’eau de javel. Je vous laisse imaginer le bénéfice à la combustion…

CIRES VEGETALES

On trouve désormais un très grand choix de cires végétales très populaires dans la production de bougies artisanales. Elles ont l’avantage d’être naturelles, biodégradables et de produire une flamme propre. Elles ne dégagent pas de produits chimiques toxiques et leur combustion est lente et régulière. Issues de coco, de soja, de palme, de tournesol, de colza… on va trouver de nombreuse possibilités et associations. A noter qu’il existe aussi une »stéarine végétale » , en général c’est précisé car considéré comme plus noble que la stéarine animale décrite plus haut. Il s’agit en fait d’huile de palme hydrogénée. Le choix va donc principalement se faire sur des critères de provenance, de rendu et des tests de brûlage. Ces cires ne sont pas pour autant des produits parfaits et neutres, mais constituent un compromis intéressant dont le surcoût n’est hélas pas négligeable.

Pour « La Cabane » j’ai mis de côté les cires de palmes et j’ai sélectionné une cire de colza-soja européenne pour diminuer l’impact environnemental. La combustion et l’aspect visuel sont excellent, on se rend compte à l’usage que l’on va pouvoir finir la bougie intégralement et qu’elle dure vraiment très longtemps. Cerise sur le gâteau, la capacité de rétention des parfums permet vraiment d’avoir un rendu au top, c’est une peu ce qui fait la signature olfactive de mes bougies 😉

En fin de compte, le choix de la cire pour les bougies artisanales dépend des préférences personnelles de l’artisan et des consommateurs. Le prix ne fait pas tout, et en utilisant des cires végétales renouvelables, on peut créer des bougies artisanales de qualité supérieure tout en minimisant l’impact sur l’environnement.

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